Livre blanc des internes de Rhone Alpes et Auvergne
Dans le contexte d’une pénurie de jeunes médecins qui ne fait que commencer, il a
semblé naturel à l’Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes de
s’associer à l’Intersyndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH) afin de
réaliser un livre blanc des Internes de spécialités des régions Rhône-Alpes et
Auvergne. Cette enquête a pour but de chercher des solutions concrètes en
analysant les aspirations des Internes d’aujourd’hui, qui assureront la médecine de
demain, notamment en termes d’exercice professionnel qu’il soit hospitalier ou
libéral.
EDITORIAL des représentants des Internats Rhône-Alpes Auvergne :
La démographie médicale est aujourd’hui au centre des préoccupations du système de santé français.
Les Internes, qui sont les soignants de demain, sont confrontés à différentes problématiques parfois difficiles à
concilier : des impératifs de santé publique, notamment la garantie d’un accès aux soins satisfaisant pour la
population mais aussi la garantie de soins de qualité directement corrélée à la qualité de la formation pendant
l’Internat ; une pénurie qui ne fait que s’amorcer, résultant d’une politique malthusienne irréfléchie ; un choix
professionnel relevant de la vocation face à des aspirations personnelles s’inscrivant dans un mouvement général
de la société moderne.
Ce rapport s’inscrit dans la continuité de plusieurs travaux dont le Livre Blanc des Internes de la région Ile-de- France (2003). Celui-ci proposait une analyse intéressante de la démographie et des attentes des Internes franciliens. Forts de cette expérience l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) des régions Rhône-Alpes et Auvergne et les Syndicats des Internes des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne, en association avec l’Intersyndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH) ont voulu poursuivre cette dynamique de partenariat pour aboutir à ce travail.
Les régions Rhône-Alpes et Auvergne regroupent des CHU de tailles variées, ce qui donne une dimension nouvelle à l’analyse.
Il présente également une nouveauté en terme générationnel puisque les Internes les plus jeunes ayant participé sont issus de la réforme du 3e cycle des études médicales (Examen Classant National).
A travers ce travail, nous avons voulu apporter une perspective innovante de la vision des jeunes médecins sur de nombreux sujets comme les modalités de formation, la régulation des flux, les passerelles entre spécialités, la promotion de l’exercice en cabinet de groupe et des échanges entre ville et hôpital, les modalités de rémunérations, la place du secteur II, la mobilité à l’installation…
Ces préoccupations semblent avoir trouvé un écho chez les Internes puisque presque la moitié de nos collègues ont répondu, révélant ainsi leur intérêt et leur dynamisme sur les questions d’avenir de la pratique médicale.
Quelques points issus de ce rapport sont indispensables à relever.
Tout d’abord, la confirmation que la médecine attire toujours par son intérêt intellectuel, ce qui nous laisse penser qu’elle continuera à attirer l’élite si les conditions d’exercice évoluent favorablement. D’autre part, les Internes envisagent en majorité un type d’exercice mixte, libéral et public, permettant d’associer la liberté du monde libéral à l’intérêt pluridisciplinaire du secteur public. C’est d’ailleurs dans ce contexte que nous souhaitons mettre en avant le souhait plébiscité d’une diversification de la formation, aujourd’hui quasi-exclusivement hospitalouniversitaire, par un passage dans une structure libérale au cours de l’Internat. L’exercice en groupe est également une volonté partagée par la majorité des Internes. Il s’agit donc de changements de mentalités, certes, mais on retrouve aussi des valeurs fondamentales de la médecine auxquelles les Internes sont attachés, notamment le maintien du secteur 2.
Nous espérons que dans un climat actuel de grande inquiétude concernant l’avenir de la santé en France, ce rapport apporte des éléments de réponses pour une approche de fond sur la médecine spécialisée.
Ce Livre Blanc est maintenant le 3e du genre, après ceux de Paris (2003) et d’Amiens (2004), et résulte d’une collaboration nouvelle et efficace entre jeunes médecins en formation et médecins installés, grâce aux URML. Souhaitons que d’autres régions poursuivent le mouvement.
Arnaud FORGEOT
Bureau des Internes de Saint Etienne
Trésorier Adjoint de l’ISNIH
Fabrice BOYER
Ancien Président du Syndicat de Lyon
Vice Président de l’ISNIH
Olivier CASEZ
Représentant des Internes de Grenoble
Antoine PETIT
Représentant des Internes de Clermont Ferrant
Pierre LOULERGUE
Président de l’ISNIH
Ce rapport s’inscrit dans la continuité de plusieurs travaux dont le Livre Blanc des Internes de la région Ile-de- France (2003). Celui-ci proposait une analyse intéressante de la démographie et des attentes des Internes franciliens. Forts de cette expérience l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) des régions Rhône-Alpes et Auvergne et les Syndicats des Internes des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne, en association avec l’Intersyndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH) ont voulu poursuivre cette dynamique de partenariat pour aboutir à ce travail.
Les régions Rhône-Alpes et Auvergne regroupent des CHU de tailles variées, ce qui donne une dimension nouvelle à l’analyse.
Il présente également une nouveauté en terme générationnel puisque les Internes les plus jeunes ayant participé sont issus de la réforme du 3e cycle des études médicales (Examen Classant National).
A travers ce travail, nous avons voulu apporter une perspective innovante de la vision des jeunes médecins sur de nombreux sujets comme les modalités de formation, la régulation des flux, les passerelles entre spécialités, la promotion de l’exercice en cabinet de groupe et des échanges entre ville et hôpital, les modalités de rémunérations, la place du secteur II, la mobilité à l’installation…
Ces préoccupations semblent avoir trouvé un écho chez les Internes puisque presque la moitié de nos collègues ont répondu, révélant ainsi leur intérêt et leur dynamisme sur les questions d’avenir de la pratique médicale.
Quelques points issus de ce rapport sont indispensables à relever.
Tout d’abord, la confirmation que la médecine attire toujours par son intérêt intellectuel, ce qui nous laisse penser qu’elle continuera à attirer l’élite si les conditions d’exercice évoluent favorablement. D’autre part, les Internes envisagent en majorité un type d’exercice mixte, libéral et public, permettant d’associer la liberté du monde libéral à l’intérêt pluridisciplinaire du secteur public. C’est d’ailleurs dans ce contexte que nous souhaitons mettre en avant le souhait plébiscité d’une diversification de la formation, aujourd’hui quasi-exclusivement hospitalouniversitaire, par un passage dans une structure libérale au cours de l’Internat. L’exercice en groupe est également une volonté partagée par la majorité des Internes. Il s’agit donc de changements de mentalités, certes, mais on retrouve aussi des valeurs fondamentales de la médecine auxquelles les Internes sont attachés, notamment le maintien du secteur 2.
Nous espérons que dans un climat actuel de grande inquiétude concernant l’avenir de la santé en France, ce rapport apporte des éléments de réponses pour une approche de fond sur la médecine spécialisée.
Ce Livre Blanc est maintenant le 3e du genre, après ceux de Paris (2003) et d’Amiens (2004), et résulte d’une collaboration nouvelle et efficace entre jeunes médecins en formation et médecins installés, grâce aux URML. Souhaitons que d’autres régions poursuivent le mouvement.
Arnaud FORGEOT
Bureau des Internes de Saint Etienne
Trésorier Adjoint de l’ISNIH
Fabrice BOYER
Ancien Président du Syndicat de Lyon
Vice Président de l’ISNIH
Olivier CASEZ
Représentant des Internes de Grenoble
Antoine PETIT
Représentant des Internes de Clermont Ferrant
Pierre LOULERGUE
Président de l’ISNIH
