communique commun isnih-snjmg-anemf
Futurs médecins, libertés éprouvées…
L’Intersyndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH), l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF) et le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s’unissent pour dénoncer fermement la remise en cause de la liberté d’installation des jeunes médecins.
Nous payons aujourd’hui une politique malthusienne de la démographie médicale qui n’a que trop duré. Tout le monde a maintenant compris la nécessité de relever le numerus clausus de première année, qui est l’indispensable solution pour sortir durablement de l’impasse.
Comment dans ce contexte de pénurie envisager des mesures aussi scandaleuses que la coercition à l’installation ? Cette mesure ne sera pas seulement inefficace, elle sera même délétère car nombre d’entre nous préféreront arrêter leur pratique médicale plutôt que de se voir imposer, à plus de 30 ans, un lieu d’exercice qu’ils n’auront pas choisi.
Nous sommes conscients qu’il faut trouver sans tarder des solutions pour résoudre le problème d’inégalité de répartition des médecins sur le territoire. Nous ne saurions accepter autre chose que des mesures incitatives, qui ne doivent pas être des demi mesures. Si la situation est si catastrophique, il faut avoir le courage d’agir en conséquence.
Nous refusons les mesures autoritaires qui sont d’ores et déjà vouées à l’échec. Nous n’hésiterons pas à faire entendre notre colère dans la rue s’il le faut.
Le système de santé libéral ne peut fonctionner sous la contrainte. Il faut restaurer la confiance des jeunes générations. Il est impensable que toute réforme se fasse sans l’avis des jeunes médecins en formation et des étudiants en médecine, qui assureront les soins de demain.
C’est pourquoi nous demandons une audience à monsieur le ministre Douste-Blazy .
Contacts presse :.
Amandine Brunon, présidente ANEMF ( 06 08 02 87 21 ).
Sandrine Buscail, présidente SNJMG ( 06 08 24 69 42 ).
Pierre Loulergue, président ISNIH ( 06 64 02 67 23 ).
