Communiqué de presse du 22 Janv 2004
Communiqué de presse du président de l'isnih.
Paris, le 22 janvier 2004
Tous les acteurs du système de santé font aujourdhui le constat que lHôpital est malade. Si le plan Hôpital 2007 tente dapporter des solutions, lIntersyndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH) sinquiète à plusieurs titres.
La tarification à lactivité changera radicalement le système de budget global, longtemps décrié pour sa rigidité. Mais quen sera-t-il des crédits spécifiques à lenseignement ? Ils feront partie dune enveloppe séparée, on ne saurait imaginer quil en soit autrement ! Va-t-on laisser de côté les spécialités moins « productives », nécessitant de lourdes dépenses pour le diagnostic et la thérapeutique ? Cest un risque qui devra être prévenu par la mobilisation des spécialistes concernés. Quant à nous, praticiens en formation, nous pourrions y voir sacrifier la qualité de notre formation. Il ne faut pas que nos aînés entrent dans une logique de productivité qui oublierait les Internes. Nous croyons en notre formation, nous croyons en la transmission verticale du savoir et du savoir-faire médical, cest ce système que nous voulons voir perdurer.
La qualité de la formation des jeunes médecins daujourdhui, cest la qualité des soins de demain.
On ne peut faire le pari de cette qualité sans se donner les moyens dune politique dévaluation efficace pour ne pas laisser le doute sinstaller dans le système de santé français. Evaluer efficacement veut dire évaluer avec les acteurs, dont les Internes, et pour la qualité des soins.
Les Internes nont pas perdu leur vocation, les Internes nont pas perdu la foi dans le système de santé. Nous voulons que celui-ci soit construit autour dun Hôpital fort, solide dans ses fondements et en réseau avec la ville pour nous permettre lexercice mixte que souhaitent nombre dentre nous. Mais il ne faut pas oublier de régler durgence le problème de la pénurie médicale, qui ne date pas dhier, sans apporter de fausses réponses, et redonner aux spécialités les plus en difficulté leur attractivité si lon veut que les Internes gardent leur enthousiasme.
Pierre Loulergue
Président de lIntersyndicat National des Internes des Hôpitaux
06 64 02 67 23
Tous les acteurs du système de santé font aujourdhui le constat que lHôpital est malade. Si le plan Hôpital 2007 tente dapporter des solutions, lIntersyndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH) sinquiète à plusieurs titres.
La tarification à lactivité changera radicalement le système de budget global, longtemps décrié pour sa rigidité. Mais quen sera-t-il des crédits spécifiques à lenseignement ? Ils feront partie dune enveloppe séparée, on ne saurait imaginer quil en soit autrement ! Va-t-on laisser de côté les spécialités moins « productives », nécessitant de lourdes dépenses pour le diagnostic et la thérapeutique ? Cest un risque qui devra être prévenu par la mobilisation des spécialistes concernés. Quant à nous, praticiens en formation, nous pourrions y voir sacrifier la qualité de notre formation. Il ne faut pas que nos aînés entrent dans une logique de productivité qui oublierait les Internes. Nous croyons en notre formation, nous croyons en la transmission verticale du savoir et du savoir-faire médical, cest ce système que nous voulons voir perdurer.
La qualité de la formation des jeunes médecins daujourdhui, cest la qualité des soins de demain.
On ne peut faire le pari de cette qualité sans se donner les moyens dune politique dévaluation efficace pour ne pas laisser le doute sinstaller dans le système de santé français. Evaluer efficacement veut dire évaluer avec les acteurs, dont les Internes, et pour la qualité des soins.
Les Internes nont pas perdu leur vocation, les Internes nont pas perdu la foi dans le système de santé. Nous voulons que celui-ci soit construit autour dun Hôpital fort, solide dans ses fondements et en réseau avec la ville pour nous permettre lexercice mixte que souhaitent nombre dentre nous. Mais il ne faut pas oublier de régler durgence le problème de la pénurie médicale, qui ne date pas dhier, sans apporter de fausses réponses, et redonner aux spécialités les plus en difficulté leur attractivité si lon veut que les Internes gardent leur enthousiasme.
Pierre Loulergue
Président de lIntersyndicat National des Internes des Hôpitaux
06 64 02 67 23
