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Communiqué de presse - ISNIH - Le CNC manque l'essentiel

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Des mesures frileuses pour redorer l’image de la chirurgie : Le CNC manque l’essentiel
COMMUNIQUE DE PRESSE
septembre 2005




Le Conseil National de la Chirurgie mis en place par Philippe DOUSTE BLAZY a pour objectif essentiel de redonner de l’attractivité à la chirurgie.

L’ISNIH s’est associée depuis la création de ce conseil aux différents travaux et réflexions qui ont permis d’établir les recommandations finales remises au ministre de la santé ce mardi 13 septembre 2005.

L’ISNIH reconnaît que certaines propositions sont vitales pour l’organisation de l’offre de soins en chirurgie. Aussi la reconversion nécessaire de lits de chirurgie en lits de soins de suite se doit d’être pensée sereinement pour éviter la fermeture de services hospitaliers formateurs pour les internes.


S’agissant de la formation, l’ISNIH se félicite d’avoir collaboré à certaines propositions.
En effet, le droit au remord pendant l’internat, l’abandon de la chirurgie générale avec le maintien d’un socle de formation chirurgicale de base ou l’ouverture de terrains de stages dans les PSPH et établissements privés sont des éléments indispensables pour la formation d’un jeune chirurgien. Malgré cela les propositions finales du CNC manquent l’essentiel : donner de l’attractivité à la chirurgie.
En effet les propositions retenues consistent à ajouter des contraintes au système de formation, ainsi l’ISNIH déplore fortement la nouvelle PAC (Première Année de Chirurgie) et l’examen de fin de première année. L’attractivité ne peut pas passer par une augmentation des contraintes d’une formation déjà très exigeante.
De même, un post internat obligatoire de 2 ans indispensable à l’obtention d’un DESC, avec une absence totale de proposition d’augmentation du nombre de postes de Chefs de Clinique Assistant, nécessaire à la bonne formation des jeunes chirurgiens, précarise d’autant la situation de l’interne de chirurgie par rapport à d’autres spécialités.
L’ISNIH regrette vivement le manque d’audace et d’ambition des recommandations du CNC. Les internes auraient souhaité que la mobilité pendant la formation soit favorisée grâce à un budget « sac à dos », que soient créées des bourses de recherche chirurgicale et une inscription gratuite à un DU par an.
On voit également disparaître la nécessaire réintégration des internes de gynécologie qui le désirent en chirurgie, ce qui permettrait d’une part d’aller dans le sens de leur vocation et d’autre part de réalimenter une spécialité au bord du naufrage. Il faut remarquer d’ailleurs que le CNC s’était prononcé favorablement l’an dernier à ce sujet.
Aucune de ces pistes n’est évoquée et le projet phare des écoles de chirurgie ne fait l’objet d’aucune demande de financement.

Concernant la rémunération, l’ISNIH constate avec tristesse que les internes sont les seuls maillons de la filière chirurgicale à ne pas être considérés. Alors que la revalorisation des gardes et astreintes n’a pas eu lieu depuis plus de 5 ans, il faut savoir que le salaire de l’interne de chirurgie a été amputé de près d’un tiers suite au passage des gardes en astreintes au moment de l’application du repos de sécurité.
Même si la mise en place possible d’une part de revenus variable des « chirurgiens des hôpitaux » ou la revalorisation des IBODE stimuleront la chirurgie, aucune proposition n’est formulée pour revaloriser et réorganiser l’épineux problème des gardes et astreintes des internes. Ces propositions rendent sceptiques les plus jeunes et ne permettent pas l’adhésion des internes à ce projet.

Enfin, l’ISNIH ayant toujours revendiqué les besoins de promotion de la chirurgie, s’associe aux projets de « campagnes publicitaires ». De même, les plus jeunes chirurgiens accueilleront avec satisfaction la prise en compte de la place de l’interne au sein de l’équipe opératoire et la reconnaissance de l’évolution sociologique de la profession.

Cependant l’ISNIH restera vigilante à propos du transfert de compétences sachant qu’il ne doit pas aller contre la formation pratique des internes et regrette le manque d’adaptabilité de la chirurgie au parcours hospitalo-universitaire. Tout en rappelant que l’intégration des praticiens étrangers ne peut se faire qu’après une sélection équivalente à celle demandée aux jeunes étudiants formés en France.


L’ISNIH dresse donc un bilan mitigé et très prudent de ces recommandations et doute que l’attractivité de la chirurgie soit améliorée chez les plus jeunes par ces mesures trop frileuses et inadaptées. Il y a fort à craindre que les affectations prochaines des futurs internes de chirurgie soient la démonstration de la désaffection massive de la spécialité autrefois, Reine de la médecine.

Contact Presse pour l’ISNIH:

• COURSIER Raphaël (interne de chirurgie) : 06 64 02 67 50
• POURCHER Guillaume (interne de chirurgie) : 06 64 02 67 51
• LOULERGUE Pierre : 06 64 02 67 23

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CNC Chirurgie

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Created by isnih
Last modified 2005-10-25 12:45 PM