Allocution du Président de l'ISNIH devant l'Assemblée Nationale
Jeudi 22 janvier 2004 à l'occasion d'une table ronde de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales intitulée « Hôpital 2007 » le président de l'ISNIH s'est exprimé devant l'assemblée au nom des internes.
Nous sommes tous d'accord sur le constat de changement, même si la réforme de l'hôpital est difficile à aborder pour nous. Vous savez tous, du moins ceux qui sont en formation médicale dans cette salle, que dans l'internat, nous avons un peu la tête dans le guidon, selon l'expression consacrée. Malgré tout, dans tous les internats et dans nos structures nationales, nous avons beaucoup parlé du plan Hôpital 2007. Deux points se dégagent pour nous, et le premier point porte sur la tarification à l'activité. Elle donnera peut-être satisfaction ; en tout cas, le système de la dotation globale était certainement à changer et l'on ne peut que se poser la question, comme certains l'ont déjà fait ce matin, des crédits universitaires, même si on est rassuré de savoir qu'ils seront dans une enveloppe à part. On peut difficilement imaginer qu'il en soit autrement.
Je voudrais attirer votre attention sur la qualité de la formation puisque la qualité de la formation aujourd'hui correspondra à la qualité des soins de demain. Je pense que tout le monde en est conscient : un interne est par définition un médecin en formation. Nous sommes donc moins aguerris que nos aînés puisque c'est eux qui nous transmettent le savoir. Il ne faut pas que ces derniers rentrent dans une logique de productivité qui mettrait de côté les plus jeunes, c'est-à-dire nous. Notre métier est basé sur une transmission verticale des savoirs, une transmission au quotidien. C'est ce système que nous voulons garder car c'est ce système qui a fait la preuve de son efficacité, qui la fait tous les jours et qui la fera, à mon avis, dans l'avenir.
Par ailleurs, les discussions sur les systèmes de pôles et de services ne doivent, à notre sens, pas occulter ce qui nous apparaît comme un véritable enjeu, la politique d'évaluation. Nous croyons qu'il faut se donner les moyens d'une politique d'évaluation d'ampleur. Chez les internes, nous avons accepté très tôt l'évaluation du troisième cycle. Nous voulons y participer. Comme le disait à juste titre M. Jean-Michel Dubernard, c'est nous qui allons vivre cette réforme et nous voulons donc lui être associés.
Les jeunes médecins aiment l'hôpital, mais il faut nous donner d'urgence l'envie d'y travailler et pas l'envie de travailler. On entend en effet souvent que nous sommes une génération qui a peut-être moins envie de travailler. Je crois que c'est faux. Il faut nous offrir un cadre qui nous donnera vraiment envie de faire fonctionner l'hôpital, c'est-à-dire régler d'urgence la question de la pénurie d'internes qui est un problème criant et redonner aux spécialités les plus en difficulté leur attractivité. On peut y travailler, nous sommes prêts à y travailler, mais nous ne pourrons pas le faire seuls : c'est évidemment un appel à peine masqué aussi bien au ministère qu'à nos aînés médecins, patrons, doyens. Notre but à tous est la qualité des soins, celle-ci passera par notre formation. L'hôpital de demain, dans lequel nous soignerons, sera celui que vous nous laisserez, mais pas seulement : si l'on veut que la transition se fasse, il faudra aussi nous associer aux changements pour construire un meilleur hôpital demain.
Retrouver l'ensemble des débats de cette table ronde hôpital 2007 sur le site de l'Assemblée :
http://www.assemblee-nat.fr/12/cr-cafc/03-04/c0304025bis.asp#TopOfPage
Je voudrais attirer votre attention sur la qualité de la formation puisque la qualité de la formation aujourd'hui correspondra à la qualité des soins de demain. Je pense que tout le monde en est conscient : un interne est par définition un médecin en formation. Nous sommes donc moins aguerris que nos aînés puisque c'est eux qui nous transmettent le savoir. Il ne faut pas que ces derniers rentrent dans une logique de productivité qui mettrait de côté les plus jeunes, c'est-à-dire nous. Notre métier est basé sur une transmission verticale des savoirs, une transmission au quotidien. C'est ce système que nous voulons garder car c'est ce système qui a fait la preuve de son efficacité, qui la fait tous les jours et qui la fera, à mon avis, dans l'avenir.
Par ailleurs, les discussions sur les systèmes de pôles et de services ne doivent, à notre sens, pas occulter ce qui nous apparaît comme un véritable enjeu, la politique d'évaluation. Nous croyons qu'il faut se donner les moyens d'une politique d'évaluation d'ampleur. Chez les internes, nous avons accepté très tôt l'évaluation du troisième cycle. Nous voulons y participer. Comme le disait à juste titre M. Jean-Michel Dubernard, c'est nous qui allons vivre cette réforme et nous voulons donc lui être associés.
Les jeunes médecins aiment l'hôpital, mais il faut nous donner d'urgence l'envie d'y travailler et pas l'envie de travailler. On entend en effet souvent que nous sommes une génération qui a peut-être moins envie de travailler. Je crois que c'est faux. Il faut nous offrir un cadre qui nous donnera vraiment envie de faire fonctionner l'hôpital, c'est-à-dire régler d'urgence la question de la pénurie d'internes qui est un problème criant et redonner aux spécialités les plus en difficulté leur attractivité. On peut y travailler, nous sommes prêts à y travailler, mais nous ne pourrons pas le faire seuls : c'est évidemment un appel à peine masqué aussi bien au ministère qu'à nos aînés médecins, patrons, doyens. Notre but à tous est la qualité des soins, celle-ci passera par notre formation. L'hôpital de demain, dans lequel nous soignerons, sera celui que vous nous laisserez, mais pas seulement : si l'on veut que la transition se fasse, il faudra aussi nous associer aux changements pour construire un meilleur hôpital demain.
Retrouver l'ensemble des débats de cette table ronde hôpital 2007 sur le site de l'Assemblée :
http://www.assemblee-nat.fr/12/cr-cafc/03-04/c0304025bis.asp#TopOfPage
