Il faut sauver la médecine de demain !
Communiqué de presse de l'isnih à propos des débats actuels autour de la liberté d'instalation.
LInter Syndicat National des Internes des Hôpitaux sinquiète de constater que la remise en cause de la liberté dinstallation des jeunes médecins est devenue dactualité à lAssemblée Nationale. A linstar de nos confrères jeunes généralistes de lISNAR-IMG, les Internes des Hôpitaux sont scandalisés par une réforme profonde du système de santé qui ne penserait pas à intégrer ceux qui feront la médecine de demain. Comment peut-on ignorer les aspirations dexercice et la vision du système de santé des jeunes médecins que nous représentons ?
On ne fait pas de réforme du système de soins sans les médecins. Mais on ne réorganise pas non plus un système sans ceux qui vont le faire fonctionner. A moins que lon ne souhaite pas faire de réforme pérenne, voire pas de réforme du tout.
Lhistoire a déjà montré quexclure les Internes de ce qui les préoccupe mène tout droit vers une grève dure. Si cest là lobjectif, il sera atteint, et plus rapidement que certains ne semblent le penser. Car nos aînés ne nous représentent pas. Pouvons nous aujourdhui faire confiance dans des syndicats de médecins libéraux qui ont prôné pendant des années de manière inconséquente un numerus clausus drastique et qui veulent maintenant nous contraindre à une répartition géographique inepte à leurs seules fins personnelles, en créant une rente de situation pour les médecins déjà installés ?
Linégalité de la répartition des médecins ne date pas dhier. On trouvait déjà les mêmes disproportions au 19e siècle ! Les régions de France nont jamais été et ne sont pas égalitaires face aux soins. Contraindre par la force les jeunes médecins à sinstaller dans des soi-disants « déserts médicaux » est déraisonné et inefficace. Déraisonné car on sexpose alors à une coercition dune profession libérale telle quelle fera fuir les jeunes médecins vers des activités parallèles au soin proprement dit. En Allemagne, les restrictions à linstallation ont donné à ce mouvement dabandon de lexercice de la médecine des proportions inquiétantes. Inefficace car personne ne peut aujourdhui avec pertinence déterminer les besoins de santé de la population française.
Rappelons nous que les pays qui se sont essayés à une telle coercition ont toujours connu un échec cuisant, sauf peut-être lURSS
Seule une démarche volontaire, reposant sur lincitation et la responsabilisation, peut porter ses fruits sans aggraver les déséquilibres actuels. Seule une politique dévaluation raisonnable, prenant le temps avant de conclure sur lefficacité de ces mesures, est juste.
LISNIH souhaite voir traiter la question de la démographie médicale en évitant les fausses solutions apportées à de vraies questions, afin que notre système de santé reste un exemple.
On ne fait pas de réforme du système de soins sans les médecins. Mais on ne réorganise pas non plus un système sans ceux qui vont le faire fonctionner. A moins que lon ne souhaite pas faire de réforme pérenne, voire pas de réforme du tout.
Lhistoire a déjà montré quexclure les Internes de ce qui les préoccupe mène tout droit vers une grève dure. Si cest là lobjectif, il sera atteint, et plus rapidement que certains ne semblent le penser. Car nos aînés ne nous représentent pas. Pouvons nous aujourdhui faire confiance dans des syndicats de médecins libéraux qui ont prôné pendant des années de manière inconséquente un numerus clausus drastique et qui veulent maintenant nous contraindre à une répartition géographique inepte à leurs seules fins personnelles, en créant une rente de situation pour les médecins déjà installés ?
Linégalité de la répartition des médecins ne date pas dhier. On trouvait déjà les mêmes disproportions au 19e siècle ! Les régions de France nont jamais été et ne sont pas égalitaires face aux soins. Contraindre par la force les jeunes médecins à sinstaller dans des soi-disants « déserts médicaux » est déraisonné et inefficace. Déraisonné car on sexpose alors à une coercition dune profession libérale telle quelle fera fuir les jeunes médecins vers des activités parallèles au soin proprement dit. En Allemagne, les restrictions à linstallation ont donné à ce mouvement dabandon de lexercice de la médecine des proportions inquiétantes. Inefficace car personne ne peut aujourdhui avec pertinence déterminer les besoins de santé de la population française.
Rappelons nous que les pays qui se sont essayés à une telle coercition ont toujours connu un échec cuisant, sauf peut-être lURSS
Seule une démarche volontaire, reposant sur lincitation et la responsabilisation, peut porter ses fruits sans aggraver les déséquilibres actuels. Seule une politique dévaluation raisonnable, prenant le temps avant de conclure sur lefficacité de ces mesures, est juste.
LISNIH souhaite voir traiter la question de la démographie médicale en évitant les fausses solutions apportées à de vraies questions, afin que notre système de santé reste un exemple.
